Les sites de pêche toulousains sont surchargés de pêcheurs. Il faut se rendre à l’évidence et accepter la situation. Mais tant que le poisson mord, on peut s’en contenter pour une pratique qui reste occasionnelle.

Ainsi, de retour sur un plan d’eau proche de l’agglomération, Renaud et moi sommes à nouveau à la recherche du compromis poste de pêche – peu de promiscuité – poisson mordeur. A notre arrivée, on nous parle d’un brochet métré pris quelques minutes avant … Si les poissons sont actifs, nous parviendrons peut être à équilibrer notre équation.

Plusieurs postes essayés, plusieurs leurres essayés, mais point de brochet. A l’angle du plan d’eau, je vois un gars qui attrape une perche d’environ 25 cm. Il me dit que c’est la sixième en une demi-heure. Ceci me met la puce à l’oreille, et je décide d’aller longer un buisson avec un petit poisson nageur caperlan, le barn 40. Dès le premier lancer, un poisson attaque, mais ne pique pas … Nouvelle tentative … Pendu ! Une perche d’environ 35 cm. Je la relâche un peu plus loin, tablant sur un banc de perches juste devant moi. Une minute plus tard, nouveau lancé, nouveau poisson ! Et encore un ! Renaud me rejoint alors que je décroche le poisson, relâché comme les autres plus loin.

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Trois autres suivront, toutes de la même taille. A côté de moi, j’entends Renaud pester : il n’a encore rien touché. Je lui laisse volontiers le poste, et me met en tête d’aller chercher du brochet. La pluie se met à tomber, le moral de Renaud aussi : il a pris sa perche, mais il est mouillé et rentre chez lui. Pour ma part les 6 perches m’ont donné la patate, et je cherche le brochet …. Je cherche … je cherche … et je trouve !!! Avec à nouveau un spinner booyah, un spécimen d’environ 70 cm tape le leurre juste à mes pieds. Le poisson se contorsionne dans tous les sens, pique un coup de tête, et sur la flexion de la canne, le spinner saute décroché à mes pieds.

C’est pas grave. Aujourd’hui, c’était bien.